Nouvelle polémique à Carcassonne. Le Canard Enchaîné a révélé ce vendredi une vidéo, datant d'octobre 2025, montrant un aumônier militaire du 3e régiment de parachutistes d'infanterie de marine de Carcassonne tenant des propos polémiques lors d'une messe.
"Calmez-vous, les gauchistes"
"Je vous encourage, mes chers amis, à continuer à combattre, à continuer d'avoir le courage de vos convictions, comme j’essaie de le faire à cette messe", lance cet aumônier, filmé lors d'une messe face à une foule de militaires. Il poursuit en s'adressant aux militaires présents : "À vous de dire : 'Calmez-vous, les gauchistes, respirez par le nez'", sous les rires et les applaudissements de la foule. Plus tôt dans son discours, il s'attaque aux "gens qui mangent de la graine", aux "gens qui font la morale à tout le monde".
"D'autres prendront la place de nos valeurs"
Il invite ensuite les militaires à "continuer d'avoir cette fougue, cette foi", car "sinon, la France sera moquée" et "d'autres prendront notre place". Enfin, faisant référence à des missions au centre d’entraînement commando (CEFE) en Guyane, l'aumônier ajoute : « En fait, au bout d’un moment, quand on a soif, quand on a faim, c’est la loi du plus fort qui régnera et d’autres prendront la place de nos valeurs. » Des propos qui font directement écho à la théorie complotiste issue de l’extrême droite du "grand remplacement", selon laquelle les populations européennes seraient progressivement remplacées par des populations immigrées, popularisée par l’écrivain d’extrême droite Renaud Camus.
La liste des polémiques s'allonge
Une nouvelle qui a vivement fait réagir sur les réseaux sociaux et qui s'ajoute aux nombreuses polémiques que collectionne déjà la ville de Carcassonne depuis quelques semaines. Il y a une dizaine de jours, la vidéo d'un policier tenant, entre autres, des propos racistes, diffusée sur les réseaux sociaux et dans la presse, avait fait polémique. Plus récemment, la vidéo d'un policier national jetant violemment un homme sans abri au sol a également provoqué une vague d'indignation.