Nîmes : troisième jour de rentrée et déjà un "blocus" d'école

jeudi 03 septembre • 15:05
Les parents d'élèves annoncent la couleur, "trop, c'est trop".

La coupe est déjà pleine pour Philippe Cazalet, président de l’Association des parents d’élèves (APE) du groupe scolaire Léo Rousson à Nîmes (Gard). Aux grands maux, les grands remèdes : environ 250 personnes ont organisé une opération de "blocus" de l'école ce jeudi 3 septembre, de 8h15 à 9h15, avant de réitérer l'opération demain, vendredi, sur le même créneau horaire. A cette occasion, une pétition a été signée à destination de l'académie.

Blocus groupe scolaire Léo Rousson, Nîmes, 3 septembre 2026. Photo APE Ecole Leo Rousson

Au 327 rue Robert Schumann, les parents réclament l'ouverture d'une classe supplémentaire, un courrier a été envoyé en ce sens à l’inspectrice de l’Éducation nationale il y a quelques jours. "Les effectifs prévisionnels pour la prochaine rentrée, tenant compte des nouvelles inscriptions, atteindront 30 élèves dans certaines classes de petite section et 31 élèves dans certaines classes de moyenne section", s'insurge Philippe Cazalet, qui s'interroge : comment transmettre convenablement des savoirs dans une classe aussi chargée. Ce jeudi, une banderole va jusqu'à afficher la mention "33 élèves en petites sections".

Blocus groupe scolaire Léo Rousson, Nîmes, 3 septembre 2026. Photo APE Ecole Leo Rousson

"De tels effectifs nous préoccupent particulièrement, tant pour les conditions d’apprentissage des enfants que pour leurs conditions d’accueil, de sécurité et de bien-être au quotidien", écrit l'APE à l'inspection académique. Les parents pointent également la présence de classes de jeunes enfants qui ont besoin d’un accompagnement attentif, individualisé et adapté à leur âge.

"De tels effectifs nous préoccupent"

L’école étant située en Réseau d’éducation prioritaire (REP), "des effectifs autour de 20 à 24 élèves par classe permettent davantage de répondre aux besoins des enfants et de favoriser des conditions d’enseignement adaptées", estime l'APE. Cette dernière dit avoir conscience des contraintes liées à la gestion de la carte scolaire, mais insiste : cette école Léo Rousson mérite une "attention particulière". Interrogé sur le sujet par nos soins le jour de la rentrée, le directeur de l'Éducation nationale dans le Gard (Dasen), est clair : "Il ne faut pas se précipiter. Les inspecteurs et inspectrices, avec leurs conseillers pédagogiques, vont se déplacer sur les territoires et faire le comptage. On fera un véritable constat le 1er octobre prochain avec des ajustements si nécessaires, en ouvertures et fermetures", de poste.

Linda Mansouri/InfOccitanie.