Carole Delga demande au président la "nationalisation temporaire" de Fibre excellence

mercredi 02 septembre • 11:11
Le site industriel est menacé, avec par ricochet de nombreux emplois.

"Je demande au président de la République la nationalisation temporaire de Fibre Excellence, c’est-à-dire une participation provisoire de l’Etat au capital de l’entreprise, écrit ce mardi 2 septembre la présidente de Région. C’est aujourd’hui la seule solution pour donner à un opérateur industriel le temps de finaliser une reprise durable et ainsi sauver l’usine de Saint-Gaudens qui a une réelle rentabilité économique".

"Une participation provisoire de l’Etat au capital de l’entreprise"

Depuis des mois, Carole Delga dit se "battre" avec la Région Occitanie, aux côtés des syndicats et des élus locaux, pour préserver ce site stratégique basé à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et Tarascon (Bouches-du-Rhône), ses 270 salariés et leurs familles. Sa fermeture aurait des "conséquences dramatiques" : plus de 2 000 emplois indirects menacés dans le Comminges, 10 000 emplois fragilisés dans la filière bois et la disparition du dernier fabricant de pâte à papier en France.

Plus de 2 000 emplois indirects menacés dans le Comminges

La présidente précise les démarches entreprises jusqu'à présent : "Près de 150 industriels ont été contactés. Avec l’Agence régionale des investissements stratégiques et plusieurs acteurs majeurs de la filière, nous avons construit une offre de reprise solide et réuni 90 millions d’euros d’investissements".

L’intervention demandée à l’État représente 15 millions d’euros

L’intervention demandée à l’État représente 15 millions d’euros. Laisser fermer l’usine coûterait près de 55 millions d’euros (chômage, indemnisation, dépollution/déconstruction du site), indique Carole Delga pour qui le choix est simple : "agir aujourd’hui pour sauver une usine stratégique, au niveau industriel et sanitaire, ou payer demain le prix, social et environnemental, de sa disparition".

Linda Mansouri/InfOccitanie.