La mauvaise nouvelle est tombée. Ce service public de proximité prendra fin le 1er septembre prochain dans la commune d'Aniane (environ 3 000 habitants), située au nord de l'Hérault (Vallée de l'Hérault). Le bureau de la Poste de la commune fermera ainsi définitivement ses portes après plusieurs années de mobilisation et de nombreux échanges avec les différentes directions de La Poste. "Jusqu’au dernier moment, la municipalité a défendu le maintien de ce service public et proposé de conserver une amplitude d’ouverture, même réduite", indique la collectivité administrée par Philippe Salasc, qui avait déjà constaté des fermetures répétées depuis plusieurs semaines, à plusieurs périodes de l'année.
Une "page se tourne"
"Malgré nos démarches, aucune solution n’a pu être trouvée. La Poste justifie cette fermeture par une fréquentation devenue très faible, voire inexistante certains jours", précise la commune qui a tout de même réclamé une continuité des services postaux sur le village. Ainsi, les principales opérations postales resteront accessibles au sein d’un commerce relais de proximité, dont les modalités de fonctionnement seront communiquées prochainement.
Un commerce relais de proximité à venir
Une "page se tourne" pour Aniane, regrette la municipalité qui appuie sur la présence historique de l'établissement, a fortiori dans un contexte général de recul des services publics de proximité dans les territoires ruraux. Concernant les locaux, qui sont la propriété de la commune, la municipalité travaille dès à présent à leur devenir. Une information détaillée sera adressée à la population dans les prochains jours.
"Les politiques libérales ont dévitalisé nos communes"
Pour l'ancien député LFI de Lodève, Sébastien Rome, le constat est sans appel. "En transformant La Poste en entreprise privée, on obtient ce funeste résultat", réagit-il suite à cette fermeture. L'ex-parlementaire abhorre une mécanique jugée sournoise : "On réduit les horaires d'ouverture, l'activité baisse, on réduit encore les horaires, l'activité baisse encore et on ferme". C'est globalement le système et le patronat qu'il cloue au pilori : "Les politiques libérales, dictées par les grands patrons à la droite, au PS et à Macron ont dévitalisé nos communes en détruisant tout ce qui est public. Le RN de Le Pen / Bardella soutenus par ces mêmes grands patrons (Bolloré, Arnault...) suivront la même politique. Il nous faut reprendre en main notre vie et nos villages par une politique qui remette la commune et le service public au coeur de son projet".