Mobilisation du 17 octobre : mort d'un manifestant, la famille met en cause les gaz lacrymogènes

mercredi 28 octobre • 17:08
Christophe, manifestant de 59 ans, est décédé le 17 octobre dernier lors de la mobilisation du 17 octobre à Paris. Tandis que l'autopsie pointe "une défaillance cardiorespiratoire aiguë", la famille dénonce l'usage de gaz lacrymogène.

Les circonstances de la mort de Christophe, 59 ans, restent floues. Le 17 octobre dernier, le manifestant a perdu la vie lors de la mobilisation parisienne. Les résultats de l’autopsie, dévoilés mardi par le parquet de Paris, font état d’une « défaillance cardiorespiratoire aiguë ». Une version que la famille du défunt conteste, pointant l’usage de gaz lacrymogène, rapporte 20 Minutes.

Une exposition "massive" au gaz lacrymogène

Une plainte a été déposée à l’encontre des forces de l’ordre pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». La plainte souligne que Christophe a été exposé de manière « massive » à des gaz lacrymogènes. À la suite de cette exposition, l’homme aurait ressenti un malaise et des douleurs. Selon les rapports, le manifestant a perdu connaissance à 18 h 05, avant d’être déclaré décédé à 18 h 56.

"Sa famille mérite d’avoir la justice"

La famille a appris les résultats de l’autopsie « par voie de presse », regrette Me Youri Krassoulia, avocat de la famille rapporte nos confrères. « Ces conclusions, alliées à l’ouverture d’une information judiciaire, démontrent qu’il est envisageable que Christophe ait pu succomber à la suite de l’usage de gaz lacrymogène. Toute la lumière devra être faite sur les conditions du décès de Christophe. Sa famille mérite d’avoir la vérité, sa famille mérite d’avoir la justice », ajoute l’avocat.

L’enquête se poursuit.

Rédaction InfOccitanie/InfOccitanie.