Après la mort d'un chasseur de 90 ans, l'association FUTUR veut interdire la pratique dès 80 ans

vendredi 18 septembre • 12:03
Suite à de nombreux incidents de chasse ou liés à sa pratique, l'association FUTUR réclame plusieurs mesures.

Après le décès d'un chasseur de 90 ans, l'association de protection animale FUTUR relance sa demande d'un encadrement plus strict de la pratique de la chasse chez les personnes âgées. Elle réclame notamment une interdiction de chasser à partir de 80 ans ainsi qu'un contrôle médical obligatoire dès 70 ans.

Un chasseur de 90 ans décède après une chute

Le drame s'est produit le dimanche 13 septembre dernier, jour de l'ouverture annuelle de la saison de chasse. À Saint-Paul-sur-Ubaye (Alpes-de-Haute-Provence), un chasseur âgé de 90 ans a chuté d'environ cinq mètres alors qu'il participait à une partie de chasse dans un secteur difficile d'accès.

Malgré l'intervention du peloton de gendarmerie de haute montagne de Jausiers, l'homme est décédé des suites de ses blessures. Une enquête de gendarmerie a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de l'accident. À la suite de ce décès, l'association FUTUR appelle de nouveau les pouvoirs publics à renforcer les règles encadrant la pratique de la chasse.

FUTUR demande une interdiction au-delà de 80 ans

Pour l'association, cet accident pose notamment la question de l'évaluation de l'état de santé et des capacité physiques des personnes qui pratiquent la chasse à un âge avancé. FUTUR rappelle que la chasse implique le maniement d'armes à feu et peut se dérouler dans des secteurs accidentés ou difficiles d'accès.

L'association estime que cette pratique nécessite notamment une bonne acuité visuelle, des réflexes suffisants et une condition physique adaptée. Elle demande donc l'instauration d'une interdiction de pratiquer la chasse au-delà de 80 ans.

Une visite médicale obligatoire dès 70 ans

FUTUR réclame également la mise en place d'un examen médical annuel à partir de 70 ans pour les chasseurs souhaitant conserver la validité de leur permis. Selon la proposition de l'association, cette visite devrait notamment évaluer la vue, l'ouïe, la mobilité, les fonctions cognitives et neurologiques ainsi que les addictions.

Un test de maniement des armes tous les dix ans

L'association ne limite pas ses propositions à la question de l'âge et du suivi médical. Elle demande également la mise en place d'un test décennal de maniement des armes et de sécurité, avec un barème obligatoire pour valider la licence. Selon FUTUR, un échec à cette évaluation devrait entraîner une interdiction de port d'arme via une inscription au FINIADA (Fichier national des personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes).

Un renforcement des contrôles permettrait, selon l'association, de mieux prendre en compte ces facteurs dans la pratique de la chasse et de renforcer la sécurité des pratiquants, des autres usagers de la nature et de la faune sauvage.

Rédaction InfOccitanie/InfOccitanie.