Le mouvement lycéen bat son plein et bénéficie de nombreux soutiens. Enseignants, agents de la fonction publique, syndicats et étudiants ont rejoint les rangs de la mobilisation lycéenne, qui se poursuit depuis plusieurs semaines.
L'institut Agro bloqué
À Montpellier, les facultés de droit, de sciences et d’économie, ainsi que l’Université Paul-Valéry, sont bloquées depuis plusieurs jours. Les étudiants se mobilisent en soutien aux lycéens, mais aussi pour dénoncer leurs propres conditions d’études et les difficultés d’accès à l’enseignement supérieur.
Ce vendredi 9 octobre, ce sont une centaine d'étudiants de l’Institut Agro Montpellier, école publique d’enseignement supérieur et de recherche spécialisée dans l’agriculture, l’alimentation et l’environnement, qui bloquent les locaux de leur établissement.
Des revendications partagées
Les étudiants de l’Institut partagent plusieurs revendications avec les lycéens, notamment concernant le manque de postes d’enseignants, la dégradation des conditions d’études et de travail, ainsi que l’état des bâtiments scolaires, particulièrement inadaptés aux fortes chaleurs et aux températures hivernales. Ils dénoncent également le nombre de candidats laissés sans affectation à l’issue de la phase principale de Parcoursup. En 2026, les formations affichaient 10 000 places de moins qu’en 2025, alors que le nombre de candidatures avait augmenté de 41 000. À ces revendications s’ajoutent les difficultés propres aux étudiants, notamment la précarité, accentuée par le gel des barèmes des APL, et les difficultés d’accès à certaines formations, avec 30 000 places en licence et en master supprimées.
Les étudiants dénoncent également ce qu’ils qualifient d’« offensive » du gouvernement contre les étudiants étrangers. Le décret n° 2026-552 « exclut les étudiant·es extra-européen·nes non-boursier·es du dispositif des APL », soulignent les étudiants de l’Institut Agro. Une mesure qui « concerne environ 100 000 étudiant·es, représente pour eux une perte mensuelle d’environ 165 euros », poursuivent-ils.
Des frais d’inscription annuels qui « s’élèvent à 1 990 € pour les non-boursiers"
De leur côté, les étudiants de l’Institut Agro dénoncent également des frais d’inscription annuels qui « s’élèvent à 1 990 € pour les non-boursiers, une somme contraignante en augmentation constante ».
C’est pour l’ensemble de ces raisons que les étudiants ont décidé de bloquer leur école ce vendredi 9 octobre. Ils demandent ainsi « une banalisation des cours pour permettre à toustes de s’exprimer sans crainte de répercussions de la part de l’administration ».