Hérault : corrida à Palavas-les-Flots, l'Alliance Anticorrida saisit le tribunal administratif

jeudi 03 septembre • 12:04
L'Alliance Anticorrida annonce avoir déposé deux recours contre la contre la décision, du maire de Palavas-les-Flots, Christian Jeanjean de ne pas empêcher la tenue de la corrida annoncée le 10 octobre 2026.

L'organisation d'une corrida à Palavas-les-Flots, le 10 octobre prochain, continue de faire couler de l'encre. Après les oppositions publiques des associations CRAC Europe et de l'Alliance Anticorrida, cette dernière passe à l'étape supérieure.

Deux recours déposés

L'association a annoncé avoir déposé un recours au fond, accompagné d’une requête en référé-suspension devant le tribunal administratif de Montpellier, "contre la décision de Christian Jeanjean de ne pas exercer ses pouvoirs de police et empêcher la corrida annoncée le 10 octobre 2026", précise-t-elle.

"Le choix de ne pas intervenir"

Bien que le maire, Christian Jeanjean, ait affirmé que "la ville n’est pas partie prenante de cette organisation" en raison du fait que la programmation des arènes de la commune est gérée par le délégataire Vincent Ribera, l'Alliance Anticorrida réfute cet argument. "L'affirmation du maire selon laquelle la ville ne serait pas « partie prenante » et le renvoi de toute demande vers le seul délégataire, ne peuvent être regardés comme une simple indication matérielle dépourvue de portée administrative. Ils traduisent le choix de l’autorité municipale de ne pas intervenir au titre des pouvoirs qu’elle exerce pourtant régulièrement", assure l'association.

Prendre les mesures nécessaires

L'Alliance Anticorrida affirme également que le maire ne peut être dessaisi de ses pouvoirs de police lorsque l'organisation d'une manifestation appartient à une personne privée, en l'occurrence Vincent Ribéra Organisation. Elle enjoint alors au maire de "prendre, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification du jugement, toute mesure relevant de ses pouvoirs de police nécessaires pour faire obstacle à la tenue de cette corrida, y compris son interdiction, sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard."

Rédaction InfOccitanie/InfOccitanie.