Les lycéens ne décolèrent pas. Lundi 5 octobre, plus de 600 manifestants se sont mobilisés à Montpellier, Béziers et Sète (Hérault). Des rassemblements à l'origine, selon la préfecture du département, de "débordements inacceptables". Et pour cause, les forces de l'ordre ont procédé à 19 interpellations. C'est notamment le cas au lycée Léonard de Vinci à Montpellier où "des attaques au mortier d'artifice et des poubelles incendiées ont entraîné des dommages importants à l'établissement scolaire et menacé l'intégrité physique des personnels éducatifs et techniques présents sur place", estime la préfecture.
Enseignements en distanciel pour de nombreux lycées
En raison de ces dégradations et de "l'absence de conditions de sécurités suffisantes pour les élèves et les enseignants", les enseignements en distanciel sont maintenus dans les lycées Pierre Mendes France, Jules Guesde, Jean Mermoz, Léonard de Vinci, Jean Monnet, Georges Frêche et Jean-Jacques Rousseau à Montpellier ; Georges Pompidou à Castelnau-le-Lez ; Jean Moulin, Jean Mermoz, Henri IV à Béziers et le lycée de la Mer à Sète. Pour "prévenir tout risque de troubles à l'ordre public", tout rassemblement à proximité de ces établissements est interdit, sous peine de constituer un attroupement.
"La préfète de l'Hérault appelle les lycéens et leurs parents à la responsabilité et au calme. Aucune cause ne justifie de dégrader un lieu d'enseignement ni de menacer ou porter atteinte à la dignité et à l'intégrité physique des personnels éducatifs et techniques comme à celle des agents des forces de l'ordre".