Occitanie : blocages des lycées, "votre colère, je l’entends […] mais la violence n’est jamais une réponse", lance Carole Delga

vendredi 02 octobre • 15:21
La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, s’adresse aux lycéens et lycéennes alors que plusieurs mouvements se poursuivent dans la région ce vendredi 2 octobre.

« Votre colère, je l’entends. Vous avez le droit de vous mobiliser, de demander de meilleures conditions d’études, des professeurs remplacés, davantage de moyens pour préparer votre avenir », débute Carole Delga en rappelant les revendications des lycéens et lycéennes qui manifestent et bloquent leurs établissements depuis plusieurs jours.

"Des solutions seront apportées"

Concernant ces revendications, la présidente de la Région Occitanie affirme avoir « un fort respect » pour leurs « inquiétudes et revendications ». Carole Delga déclare que « des solutions seront apportées avec considération, avec attention », mais que « cela doit se faire dans un dialogue apaisé ».

Des dégradations et violences "inacceptables"

L’élue de la Région appelle alors les lycéens et lycéennes au calme. « Dégrader un lycée, incendier du mobilier, s’en prendre à des personnels, aux pompiers ou aux forces de l’ordre, c’est inacceptable », assène-t-elle. Carole Delga rappelle « qu’aucune violence ne se justifie » avant de détailler : « Nous avons vu des enseignants, des personnels de direction, des agents des lycées qui ont été menacés, qui ont été molestés. » La membre du PS souligne aux lycéens que « toutes ces personnes sont vos alliés » et qu’ils « sont là pour vous aider à construire votre avenir ».

3 millions d'euros de dégradation

Enfin, Carole Delga révèle que les « dégradations dans nos lycées représentent déjà près de 3 millions d’euros ». Ces fonds « ne pourront pas être consacrés à améliorer vos lycées et vos conditions d’études », explique-t-elle. Elle appelle alors enfin les lycéens à « ne laissez personne détourner votre colère. Exprimez-la. Faites-vous entendre. Mais faites-le dans le calme et sans violence. »

Antoine Fagant/InfOccitanie.