L’humoriste Montpelliérain Rémi Gaillard en avait fait un cheval de bataille, notamment lors des élections municipales de 2020 à Montpellier. L’ex candidat dénonçant les « subventions déguisées » que percevraient la presse locale pour « lustrer le pouvoir en place ».
OK pour un débat face au candidat sortant, mais pas devant des colistiers déguisés en journalistes.
— Rémi Gaillard (@nqtv) February 19, 2020
📍 Débat avec tous les candidats le 26 février.
🤡 Pour ceux qui pensent que je suis con, je suis pas encore au max #YesWeClown pic.twitter.com/aS1XQtBIyb
Bonjour @OBiscaye, directeur de @Midilibre,
— Rémi Gaillard (@nqtv) March 8, 2020
Pour vous, je "manipule les électeurs pour les conduire dans l’impasse".
Ou peut-être que vous manipulez vos lecteurs pour faire élire vos maîtres.
Je vous rassure, je fais bien la différence entre un journaliste et un suppositoire.
Une enquête du média Le Poing
Ce mercredi 21 mai, une enquête menée depuis plusieurs mois par nos confrères du média Le Poing révèle les sommes d’argent versés aux médias locaux au cours des dernières années, au titre principalement de publicité ou publi-reportages. Dans cette enquête, selon les documents que s’est procuré le média Le Poing après une lourde bataille administrative, on apprend que le numéro 1 du podium est Midi-Libre, détenu par le groupe La Dépêche du Midi. Le média a bénéficié de 3 143 407 € (1 395 241 € de la Ville, 1 748 166 € de la Métropole de Montpellier) entre 2020 et 2024, au titre de financement de publicité. En deuxième position, La Gazette de Nîmes et de Montpellier avec un total de 1 383 856 € sur les deux collectivités. En troisième position, la société 7Officiel – La Gazette Économique de l’Hérault, qui édite le media Métropolitain, avec 913 832 €. Une enveloppe de 2 000 000 € supplémentaires a été alloué à d’autres médias, dont InfOccitanie ne fait pas parti.
Suite à la parution de l’enquête, Rémi Gaillard n’a pas tardé à réagir. D’autant plus que l’enquête révèle également que le média Le Mouvement Info aurait vu ses montants de contrats publicitaires sensiblement baisser après avoir réalisé une interview de l’humoriste à l’époque. Ce qui aurait mis en difficulté financière le média et conduit par la suite à son arrêt.
J’apprends aujourd’hui que mon interview dans @lemouvementinfo a contribué à la fin du média, simplement parce que j’y critiquais @mdelafosse. En 2026, nous soutiendrons les médias indépendants, loin de toute propagande politique.#MidiDelafosse #LaGazetteDeDelafosse #Tartuffe 🤡 pic.twitter.com/9nLMb9aGim
— Yes We Clown (@yesweclown) May 21, 2025
.@lepoinginfo révèle qu’un média local a fermé après m’avoir accordé une interview. @MDelafosse a coupé les subventions.
— Rémi Gaillard (@nqtv) May 21, 2025
À Montpellier, le maire graisse @Midilibre et @GazettedeMtp à coups de millions d’argent public pour se faire lustrer.#Tartuffe #Municipales2026
⬇️ Enquête https://t.co/vJYEZi2Ttf
Contacté par téléphone, le trublion du web déclare « Je me suis procuré les tableaux Excel des subventions versées par la mairie et la métropole : des millions pour Midi-Libre et La Gazette qui lustrent Delafosse. Plus surprenant : Claap, micro-média sans audience, a touché 100 000 euros depuis le début du mandat. Claap, c’est comme son réseau social — à mon avis, il a même les codes Insta, vu qu’il y fait des lives.
Tous ces médias, qui vivent avec l’argent public, sont des torchons de polissage du pouvoir. En 2026, ces subventions cesseront. »
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