Nîmes : corrida, Jeremstar relaxé par la justice

mardi 09 juin • 15:52
L'influenceur avait interrompu une corrida en brandissant une banderole au sein des arènes de Nîmes en 2025.

"La justice confirme que j'ai le droit de sauter dans les arènes et de dire f*** la corrida. Finalement, c'est ce que beaucoup de Nîmois pensent car nombreux sont ceux contre la corrida. C'est une victoire historique", réagit l'influenceur de 39 ans aux millions d'abonnés sur les réseaux sociaux, Jeremstar (Jeremy Gisclon de son vrai nom), en sortant du tribunal correctionnel de Nîmes, ce mardi 9 juin. Interrogé par nos soins sur la dimension de buzz de ses contenus, il rétorque : "Oui je suis un personnage des réseaux sociaux, oui je suis dans la controverse, mais tant mieux, utilisons cela pour véhiculer un message. Je ne suis pas parfait, je l'assume. En revanche, mes engagements sont sincères. N'importe quel humain doté d'empathie est contre la corrida".

« Les arènes ne constituent pas une enceinte sportive »

En septembre 2025, l'influenceur, aux côtés de militants de l'association de défense animale Peta, avait interrompu une corrida pendant la feria de Nîmes. Jeremstar avait fait irruption sur la piste des arènes, avant de brandir une banderole avec pour inscription "f*** la corrida". Il avait été maitrisé par le service de sécurité et évacué des arènes. Jeremstar était poursuivi pour être « entré illégalement dans une enceinte sportive troublant le déroulement de la compétition », selon un article du code du sport. Il risquait un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende. En avril dernier, le procureur avait requis de 5000 à 6000 euros d'amende. Lors de l'audience, les avocats de la défense et de l'accusation avaient fait valoir une interprétation différente de la qualification de "manifestation sportive", concernant la corrida.

Le tribunal correctionnel a rendu le délibéré ce mardi. « Le tribunal a considéré que l’activité de corrida ne saurait revêtir la qualité de sport et que, dès lors, les arènes ne constituaient pas une enceinte sportive. Dans ces conditions, les délits ne sont pas constitués », a déclaré la présidente du tribunal, Anne-Carine David. Les cinq prévenus ont été relaxés. "La juge a appliqué le droit, la corrida n'est pas un sport. C'est une victoire importante pour ceux qui ne restent pas silencieux face à la cruauté. C'est la fin de l'immunité judiciaire, on a eu un écho médiatique important grâce à Jeremstar", confie Isabelle, porte voix de Peta France. L'influenceur a savouré sa "victoire" aux côtés de quelques associations et de nombreux jeunes fans, avec lesquels il a pris le temps de prendre des photos et de discuter, le tout diffusé en instantané sur ses réseaux sociaux. Vidéos à découvrir ci-dessous :

Linda Mansouri/InfOccitanie.