Présenté en ce début de mois de février par la préfecture du Gard, le bilan 2025 de la sécurité et de la délinquance dresse un état des lieux des principales tendances observées dans le département. Ce document s’appuie sur les données du service statistique ministériel de la sécurité intérieure.
Mis en place en février 2025, le Plan d’action départemental de restauration de la sécurité du quotidien (PADRSQ) vise des résultats concrets en matière de lutte contre la délinquance. Il mobilise forces de sécurité, secours, collectivités, autorités judiciaires et partenaires institutionnels. Quatre axes structurent ce plan : le narco-banditisme, les violences intrafamiliales, les atteintes aux biens et l’insécurité routière.
Narco-banditisme : des mesures administratives renforcées
La lutte contre les trafics de stupéfiants s’est traduite par plusieurs mesures administratives rendues possibles par la loi du 13 juin 2025. Dans le Gard, le préfet a notamment prononcé cinq fermetures administratives de commerces suspectés de blanchiment ou de facilitation de trafic, six expulsions locatives et vingt-deux interdictions de paraître sur des points de deal.
Violences intrafamiliales : hausse des victimes
L’année 2025 est marquée par une augmentation du nombre de victimes, observée à la fois au niveau national et départemental. Pour améliorer la prise en charge, les forces de sécurité ont renforcé leur formation. Le temps d’attente moyen des victimes est de 18 minutes. Des salles d’audition pour mineurs, dites « Mélanie », ont été ouvertes.
Atteinte aux biens : une baisse constatée
Cambriolages, dégradations et autres atteintes aux biens sont globalement en recul en 2025. Plusieurs dispositifs ont été développés :
- 47 groupes de partenariat opérationnels,
- 9 nouvelles conventions de participation citoyenne (147 au total),
- 78 conventions signées ou reconduites entre polices municipales et forces de sécurité intérieure.
Sécurité routière : mortalité en légère diminution
61 personnes ont perdu la vie sur les routes du Gard en 2025, contre 63 en 2024. Les principales causes d’accidents restent la vitesse, les conduites addictives et l’inattention. Les services ont mené quarante-cinq actions de sensibilisation, notamment auprès des jeunes et des cyclomotoristes. Concernant les sanctions, 3 268 retraits de permis ont été prononcés (3 342 en 2024),1 557 concernaient la conduite sous stupéfiants.
Protoxyde d’azote et commerces contrôlés
Face à l’essor de l’usage détourné du protoxyde d’azote, la règlementation s’est renforcée. Un arrêté préfectoral durcit depuis le 1er février les interdictions : transport sans motif légitime, vente aux mineurs, consommation dans l’espace public ou abandon de bonbonnes. Puis, concernant les contrôles administratifs des commerces, les contrôles conjoints ont conduit à 47 fermetures administratives en 2025, contre 40 l’année précédente, notamment pour détention de stupéfiants ou vente frauduleuse de tabac.