A l’école communale de Boisseron (Est de l’Hérault), où sont scolarisés environ 200 enfants, la colère gronde. Jeudi 12 mars, à 8h pétante, une cinquantaine de personnes sont allées jusqu’à se rassembler devant l’établissement, munies de pancartes pour alerter l’académie et réclamer des solutions en faveur « d’un climat serein ».
Marine Le Luherne, parent d’élèves, mentionne « un climat de travail devenu délétère », à la suite duquel, selon elle, quatre institutrices ont été en arrêt depuis la rentrée des vacances, soit quatre arrêts de travail pour sept classes. Cette dernière poursuit : « Les enseignants ne sont pas ou très peu remplacés. De fait, cela met un arrêt dans la scolarité de nombreux enfants de l’école, peu importe leur niveau scolaire ».
Sylvie* a également l’impression de ne pas être entendue. Cette maman d’élève, également présente lors du rassemblement, précise que plusieurs courrier d’alerte de la part des parents ont été envoyés à l’académie, sans retour.
La directrice, également institutrice, a été remplacée indique Sylvie, « mais les enfants ont eu du mal à reprendre le train. On a des pipi au lit à huit ans, des crises d’angoisse, les enfants sont déstabilisés ». Jeudi 12 mars, jour du rassemblement, une institutrice s’est présentée dans l’établissement aux alentours de 13h, informe Sylvie, potentiellement pour un remplacement.
« L’inspectrice était également sur les lieux, mais n’est pas venue nous voir », regrette l’intéressée. Le soir même toutefois, une réunion avec l’académie a eu lieu. « Elles nous ont dit qu’elles travaillaient sur le sujet et que c’était une priorité », confie Sylvie qui reste alerte sur la suite des événements.
*Prénom d’emprunt.