Chaque année, au coeur de la capitale, l’EcoTrail de Paris propose une expérience à part dans le paysage de la course à pied : un trail urbain et nature, engagé, qui invite les coureurs à (re)découvrir la ville autrement, entre sentiers, forêts et patrimoine. Bien plus qu’une simple épreuve sportive, l’évènement met aussi en avant des valeurs fortes, notamment environnementales, qui séduisent toujours un public plus large.
Parmi les formats proposés, l’épreuve « dans la peau d’un pro » offre à des coureurs l’opportunité unique de vivre la course comme des athlètes de haut niveau : préparation encadrée, immersion dans les coulisses et suivi privilégié. Une expérience rare, à la fois sportive et humaine.
Originaire de Mudaison dans l’Hérault
C’est dans ce cadre que Lucas Romero s’apprête à relever le défi. Originaire de Mudaison, dans l’Hérault, ce jeune passionné de course à pied va s’élancer dans ce trail de 80 km, le 21 mars. Portrait d’un coureur en pleine ascension, à l’aube d’une aventure pas comme les autres.
InfOccitanie : Pouvez-vous vous présenter ?
Lucas Romero : J’habite à Mudaison dans l’Hérault. Je suis en quatrième année de kinésithérapie en Espagne. Au niveau du parcours sportif, j’ai toujours fait du sport dans ma vie. Quand j’étais plus jeune, je faisais beaucoup de volley et j’ai commencé la course quand je suis rentré en études supérieures. Au départ, je courais avec ma famille et mes amis et m’y suis vraiment mis il y a deux ans. Je suis davantage resté sur le trail car ça m’anime un peu plus. Je fais pas mal de course dans la région, en Espagne.
InfOccitanie : Comment avez-vous découvert l’EcoTrail de Paris et l’épreuve « dans la peau d’un pro » ? Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans ce challenge ?
Lucas Romero : J’ai découvert l’EcoTrail sur les réseaux sociaux. Il y a pas mal de traileurs qui sont sur la capitale et qui font connaître ces courses. En plus, il y a une arrivée mythique qui se fait sur le premier étage de la Tour Eiffel. C’est quand même une arrivée qui donne envie, qui n’est pas commune. C’est aussi le fait de courir à la capitale. La distance, 80 km, me plaît bien.
InfOccitanie : Existe-t-il des trails similaires dans le département de l’Hérault ? Avez-vous déjà participé à ce genre d’épreuves plus près de chez vous ?
Lucas Romero : J’ai fait une course longue de 70 km à Roquebrun, au-dessus de Béziers. J’ai également fait les trails de Haute-Provence. J’ai aussi fait les petites courses de villages autour de Mudaison : Castries, Boisseron, etc. J’ai aussi fait le semi-marathon de La Grande-Motte.
InfOccitanie : Avez-vous des spots favoris à recommander à nos lecteurs dans le département ?
Lucas Romero : Dans l’Hérault, l’incontournable c’est le Pic Saint-Loup. Pour d’autres coins sympas, on a aussi Saint-Guilhem-le-Désert.
InfOccitanie : Concrètement, comment s’est déroulée votre inscription ?
Lucas Romero : J’ai gagné un concours avec Finishers, un site de dossards très connu qui répertorie toutes les courses quasiment dans le monde entier. Au départ, j’ai été pré-sélectionné avec un dizaine de participants. Puis, on devait faire une vidéo et à la fin, le jury sélectionnait un seul candidat.
InfOccitanie : Comment s’organise votre préparation ?
Lucas Romero : La course se déroule un peu différemment de d’habitude car je la vis « dans la peau d’un pro ». La préparation a été assez courte, j’ai eu cinq/six semaines. J’ai eu des dotations Salomon. Au niveau de la nutrition, je suis suivi par Ta Energy. J’ai eu des coachs et des kinésithérapeutes à disposition de l’application Xrun.
InfOccitanie : À quoi ressemble une semaine type d’entraînement ?
Lucas Romero : Une semaine type, ça va être cinq séances à la semaine et une séance de renforcement musculaire à la salle de sport. En général, le lundi, c’est le jour de repos. Ensuite, le mardi, ça va être une séance d’une heure d’endurance fondamentale. Le mercredi, ça va être une séance longue de fractionné avec une intervalle assez longue : de 5 à 9 minutes. Le jeudi, repos. Souvent, je vais à la salle pour faire du renforcement musculaire. Le vendredi, c’est une séance tranquille de cinquante minutes d’endurance fondamentale. Le samedi, c’est une autre séance d’intensité mais plus courte. Le dimanche, c’est une sortie longue et le maximum que j’ai fait était environ 2h45.
InfOccitanie : Comment vous êtes-vous organisé avec vos études ?
Lucas Romero : Vu que je suis en quatrième année, j’ai la chance de ne plus trop avoir cours. Il me reste que mes spécialités. Donc, j’ai du temps libre devant moi. Après, au vu du nombre de kilomètres que je faisais dans la semaine (environ 80 km pour les plus grosses semaines), il faut prioriser le repos, la nutrition, le sommeil. Il faut avoir un mode de vie assez sain pour ne pas se blesser.
InfOccitanie : Qu’est-ce que vous aimez particulièrement dans le trail par rapport à la course sur route ?
Lucas Romero : Le trail est totalement différent de la route. Je trouve ça moins monotone, on est en milieu naturel avec une variété de paysages magnifiques. Puis, on regarde moins la montre. Il n’y a pas ce stress de « à quelle allure je suis ? » comparé au marathon où chaque seconde est précieuse. C’est davantage de plaisir selon moi. C’est une ambiance que je préfère, c’est familial. Les ravitaillements sont très garnis, avec du saucisson, etc. C’est plus convivial.
InfOccitanie : Vous fixez-vous des objectifs précis pour cette épreuve ?
Lucas Romero : Je me suis fixé un petit objectif. J’aimerais boucler le parcours en moins de 8h30. Après c’est surtout aussi prendre du plaisir et vivre l’expérience à fond car faire une course « dans la peau d’un pro », je pense que ça m’arrivera sûrement qu’une fois dans ma vie.
InfOccitanie : Avez-vous une appréhension particulière avant le départ ?
Lucas Romero : Il y a toujours une petite pression mais on va dire que c’est de l’adrénaline, c’est positif. J’ai surtout hâte de prendre le départ.
InfOccitanie : L’EcoTrail de Paris met en avant des valeurs écologiques : est-ce un aspect qui vous parle ? Quelle place occupe l’écologie dans votre quotidien ?
Lucas Romero : J’essaie de regarder l’écologie au quotidien, notamment avec des choses basiques : bien trier ses déchets, faire attention au niveau de ses emballages quand on fait ses courses, faire attention au niveau de la consommation d’eau, etc. De plus en plus d’évènements sportifs déduisent les gobelets sur les ravitaillements, on doit avoir nos propres gobelets. De manière générale, ils utilisent une quantité astronomique de gobelets pour chaque ravitaillement, donc la mesure est intéressante. Le sport se développe un peu autour de ça. En trail, on court dans des milieux naturels donc l’objectif est bien sûr de les préserver.
InfOccitanie : Un message pour ceux qui hésitent à se lancer dans le trail ?
Lucas Romero : Je leur dirais de ne pas hésiter. Il faut être progressif parce que se donner de trop gros objectifs dès le début peut entraîner des blessures. Donc, rester dans la progressivité est le plus important. Il n’y a pas besoin de faire des courses dès le début, juste partir marcher et faire des balades dans des milieux naturels est accessible pour tout le monde.