C’est un cri du cœur. « Nous vivons une situation intenable à La Grande Motte qui ne cesse de s’aggraver. Chaque sortie en terrasse, chaque repas pris au restaurant ou chaque visite au marché deviennent de véritables cauchemars en raison de la prolifération insupportable des moustiques », lit-on sur une pétition lancée le 20 avril dernier, par Laurence Viscardi, tutoyant les 800 signatures ce mercredi. Outre les nuisances, les pétitionnaires craignent les maladies pouvant être transmises par le moustique tigre et appellent à une action immédiate pour « protéger la communauté, nos habitants, nos enfants et nos visiteurs ». En d’autres termes, un « plan de lutte anti-moustique », par le biais notamment « de pièges à moustiques, de l’utilisation de répulsifs naturels, et de campagnes de sensibilisation et de prévention ».
Un traitement ponctuel sur un linéaire d’environ 19 kms
L’appel a été entendu, mais la solution demeure ponctuelle. A la demande de la mairie, l’EID Méditerranée chargé de démoustiquer le littoral méditerranéen, est intervenue lundi 27 avril au lever du jour afin de réaliser un traitement ciblé de lutte contre les moustiques adultes. Cette intervention a été opérée depuis la voie publique sur un linéaire d’environ 19 kms de route, à l’aide d’un véhicule équipé d’un dispositif de nébulisation. Ce procédé permet de diffuser, dans les zones de repos des moustiques, un produit à base de pyrèthre d’origine naturelle (Aqua Py) spécifiquement autorisé pour cet usage. « Ce type de traitement, réservé à des situations particulières, est mis en oeuvre de manière ponctuelle et encadrée, afin de contribuer à la réduction de la nuisance ressentie par les habitants », indique la Ville.
Pluie et températures douces
En mars dernier déjà, un constat alarmant avait été dressé concernant le littoral : « Les agents de l’EID ont mis en évidence la présence de larves sur près de 6 000 hectares entre janvier et février 2026, contre 2 900 hectares sur la même période de la saison 2025 ». Du « jamais vu » selon les experts. Cet épisode survient notamment en raison d’épisodes de pluies exceptionnels depuis la mi-décembre où les « cumuls de pluie mesurés en plusieurs points de la zone d’action en 2 mois sont équivalents voire supérieurs à la pluviométrie annuelle d’une année sèche », détaillait l’EID. A cela, s’ajoute les températures exceptionnellement douces du mois de février propices à leur développement.