Le Conseil d’Etat a rejeté, jeudi 30 avril, le recours de la Jeune Garde, mouvement antifasciste créé en 2018 par Raphaël Arnault (devenu député La France insoumise en 2024 en Vaucluse), contre le décret de dissolution pris à son encontre en juin 2025. Dans un communiqué, la plus haute juridiction administrative explique que la Jeune Garde « a mené et incité à commettre des agissements violents », et ce« tant par le comportement de ses membres que par ses soutiens à certains comptes sur les réseaux sociaux ».
Le Conseil d’Etat a estimé que la dissolution était « adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes portées à l’ordre public ». Après sa dissolution, le groupuscule antifasciste s’est retrouvé au cœur de la polémique qui a suivi la mort, en février, du militant d’extrême droite Quentin Deranque, car plusieurs des agresseurs présumés en étaient membres et sont des proches de Raphaël Arnault.