Marine Tondelier propose un « congé climatique » de 5 jours

samedi 02 mai • 09:52
"On est en train d’en discuter avec les syndicats patronaux et des représentants des salariés", expose la cheffe des Ecologistes.

La patronne des Ecologistes, Marine Tondelier, a proposé vendredi dernier la création d’un congé payé « climatique » de cinq jours par an, inspiré par ce qui a pu se faire en Espagne. Ce congè serait destiné à faire face aux événements climatiques contraignants, comme les fortes chaleurs. « Parfois, il y a des travailleurs qui ne peuvent pas travailler pour des raisons climatiques. Il y a quatre personnes sur dix dans ce pays qui sont exposées dans l’année à des très fortes chaleurs », a-t-elle exposé sur Sud Radio. « Aujourd’hui, il y a un décret un peu vague en France qui ne donne même pas de seuil de degrés à partir duquel on arrête. Et surtout, les gens peuvent se mettre en retrait ou une entreprise peut fermer, mais ce n’est pas vraiment en congés payés. Donc ça se fait en fait sur le dos des travailleurs », pointe-t-elle.

« Parfois, il y a des travailleurs qui ne peuvent pas travailler pour des raisons climatiques »

Marine Tondelier, candidate à la présidentielle 2027 dans le cadre d’une éventuelle primaire de la gauche, a détaillé le concept sur son blog. Il s’agirait d’un « droit pour permettre à celles et ceux qui ne peuvent pas télétravailler de ne pas se rendre au travail tout en étant indemnisés lorsque les autorités publiques recommandent ou imposent des restrictions liées à un événement climatique ». Elle poursuit : « Si vos transports sont bloqués par une inondation, si l’école de vos enfants est fermée à cause d’une alerte météo, si votre territoire est touché par une canicule extrême ou un incendie, vous devez pouvoir faire face sans être pénalisé ».

En discussion avec les syndicats patronaux et représentants de salariés

En 2024, après les inondations qui ont fait 230 morts dans le sud-est du pays, le gouvernement espagnol, de gauche, a approuvé un congé payé climatique de quatre jours, financé par l’Etat, pour éviter les déplacements en cas d’alerte liée à un risque météorologique. « Nous, on est parti sur cinq jours, mais à discuter, on est en train d’en discuter avec les syndicats patronaux et des représentants des salariés », a précisé Marine Tondelier.

Linda Mansouri/InfOccitanie.