Montpellier : un plan de lutte contre les violences faites aux femmes signé, « une priorité commune »

vendredi 06 mars • 18:30
Ce vendredi 6 mars, la préfète de l'Hérault et de nombreux acteurs se sont réunis à la préfecture de l'Hérault à Montpellier afin de signer le premier plan départemental de lutte contre les violences faites aux femmes.

« La lutte contre les violences faites aux femmes est notre priorité commune », rappelle Chantal Mauchet, préfète de l’Hérault, ce vendredi 6 mars lors de la signature du premier plan départemental de lutte contre les violences faites aux femmes. A ses côtés, de nombreux acteurs du monde politique, judiciaire et associatif étaient présents dans la salle. Ce plan s’articule autour de « six axes de travail » affirme la préfète.

Une signature qui revêt une importance particulière dans le département où, comme sur le territoire national, les violences sexuelles progressent. En France , en 2024, les violences sexuelles ont progressé de 7% et les viols et tentatives de viols enregistrés sont en hausse de 9%. Ainsi la signature de ce plan, « fixe un cap et formalise un partenariat déjà très riche. Il n’est que la première pierre à la co-construction d’objectifs précis qui devront être évalués et ajustés avec des suivis réguliers de l’avancement de ce plan », affirme la Chantal Mauchet.

Une priorité au niveau juridique

« Le traitement des violences conjugales et intrafamiliales est une priorité », lance Thierry Lescouarc’h, procureur de la République de Montpellier, également signataire de ce plan. « En 2024, 1553 auteurs de faits ont fait l’objet d’une réponse ferme », partage Chantal Mauchet. Le procureur de la République a réaffirmé les deux priorités pour le tribunal judiciaire : « le renforcement de la protection des victimes » et « la prise en charge de l’intérêt des enfants qui sont des victimes et pas de simples témoins ». Une lutte partagée par Arnaud Faugère, procureur de la République de Béziers. En 2024 et 2025, « 25% des défèrements prononcés l’ont été pour des faits de violences intrafamiliales », livre le procureur. En conclusion, Arnaud Faugère affirme que malgré des améliorations dans cette lutte « nous ne devons pas nous satisfaire de cette situation car tout n’a pas encore été fait, notamment lorsque l’on regarde l’actualité judiciaire en 2025 avec les viols de Mazan mais aussi avec la montée des discours extrémistes et masculinistes, notamment avec les mouvements incels ». Alors, « ce plan a une actualité brûlante mais surtout une impérieuse nécessité », conclut le procureur de la République de Béziers.

Antoine Fagant/InfOccitanie.