Ce mercredi 22 avril, Frédéric* arrive dans le box. Il est jugé pour violences aggravées. Mais, dès le rappel des faits, la tension monte. L’homme s’agite, s’énerve, et doit être sorti du box par les escortes pénitentiaires. Il est ensuite ramené à l’issue de l’incident : « Je m’excuse pour mon comportement », rétorque-t-il.
Un homme retrouvé sol, grièvement blessé
Les faits remontent au 10 mars dernier. En pleine nuit, les policiers sont appelés pour un individu blessé sur la voie publique à Montpellier (Hérault). Sur place, ils découvrent un homme au sol, conscient mais dans l’incapacité de parler, présentant de multiples blessures saignantes. À proximité, se trouve Frédéric. À l’arrivée des forces de l’ordre, il aurait jeté une pipe à crack et serait montré très mal en point, vomissant abondamment. Il est alors interpellé puis conduit à l’hôpital. Sa garde à vue s’avère ensuite « compliquée », poursuit la présidente lors du rappel des faits. L’homme victime, quant à lui, ne conserve aucun souvenir des faits. Il présente notamment un nez fracturé et s’est vue prescrire quinze jours d’ITT.
Devant les enquêteurs, Frédéric livre une version confuse. Il explique avoir passé la soirée avec une connaissance et la victime, après avoir consommé « beaucoup de bière et de vodka ». Il reconnaît avoir frappé l’homme, évoquant une « bagarre générale », avant que la situation ne dégénère et que la police n’intervienne. Âgé de 51 ans, le prévenu consomme quotidiennement cocaïne, crack et cannabis. Un profil marqué également par de précédentes condamnations, notamment pour des faits de violences aggravées. À l’audience, il tient des propos confus, dans lesquels il évoque notamment la mort de son fils, qui se serait suicidé à la gare de Montpellier.
Quatre ans de prison ferme
Six ans d’emprisonnement ont été requis par le procureur de la République. La défense a, quant à elle, demandé la relaxe, estimant que « le casier de [son] client ne doit pas être une signature pour entrer en voie de condamnation », en mettant en avant les zones d’ombre du dossier. Après délibéré, le tribunal correctionnel de Montpellier a reconnu Frédéric coupable et l’a condamné à quatre ans de prison, avec maintien en détention.
*Prénom d’emprunt


