« Barthes nous menace. Les menaces, c’est terminé », clarifie le collectif « Nous Carcassonne » sur Facebook. Ce dernier, lancé par des lycéens et soutenu par une vingtaine d’associations et de syndicats, est descendu dans les rues, mercredi 29 avril, pour protester contre la politique du nouveau maire Rassemblement national Christophe Barthès. « Barthes a cherché à menacer les organisations qui rejoindront la mobilisation du 29 avril. Nous répondons : nous n’avons pas peur. Mobilisons-nous encore plus », martèle le collectif.
300 personnes mobilisées
L’appel a été entendu, plus de plus de 300 personnes ont défilé mercredi à Carcassonne, notamment contre les premières décisions prises par la municipalité, décriées par le tissu associatif, comme un arrêté anti-mendicité ou le retrait de certaines subventions. La veille, le nouveau maire Rassemblement national, Christophe Barthès, avait affirmé que «les associations qui participeront n’auront plus de subventions de la mairie. Et ce sera avec un effet immédiat», rapporte l’Indépendant.
« Pas de nazis dans notre ville », « Parce que la violence n’a jamais fait une Cité », pouvait-on lire sur des pancartes et drapeaux brandis par les manifestants, qui ont rallié depuis le centre-ville la cité médiévale, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Auprès de France 3, Christophe Barthes a réitéré : « On va regarder qui manifeste demain, en prenant des mesures. Les associations qui participeront n’auront plus de subventions de la mairie. » Pour cette mobilisation, « Nous Carcassonne » était soutenu par diverses organisations syndicales et associations comme la CGT, la FSU, la LDH ou encore SOS Racisme.


