Qui de l’homme ou du chien est le plus néfaste pour l’environnement ? Le débat a animé les commentaires des lecteurs suite à notre article (lire ici) informant de la création d’un espace de baignade dédié aux animaux au Grau-du-Roi (Gard). « Il y a eu une forte demande sur le terrain et durant la campagne des municipales », reconnaît Guilhem Lafabrier, directeur de cabinet du maire de la ville balnéaire de plus de 8000 âmes. L’annonce dans nos colonnes a suscité une vague d’enthousiasme, les usagers étant visiblement en attente d’une solution pour nager avec leur toutou, à l’image de la commune voisine de La Grande Motte.
« Eux au moins ne laissent pas de cigarettes, de bouteilles et autres déchets ! »
Sur les réseaux sociaux, Michèle accueille la nouvelle avec joie : « Les chiens aiment beaucoup le sable et se baigner comme les humains, mais eux au moins ne laissent pas de cigarettes, de bouteilles et autres déchets ! ». Marie acquiesce : « Je pense que c’est une bonne idée surtout si, comme je le vois dans beaucoup de commentaires, les maîtres ramassent les déjections et respectent les règles ».
« À tous les rageux, nos chiens ont très peu d’endroits où se dégourdir les pattes »
A ceux qui mettent en garde – non sans raffinement – sur une potentielle « plage à caca » à venir, Tiffany objecte : « À tous les rageux, nos chiens ont très peu d’endroits où se dégourdir les pattes. Une portion de plage ce n’est pas grand chose comparée aux kilomètres de côtes pour des humains sans gêne qui laissent sur place leurs déchets. C’est le rare endroit où on peut les libérer, les propriétaires qui y viennent sont très sympas et ça nous permet d’échanger. Si de telles plages vous dérangent, allez en trouver d’autres. Mais par pitié, arrêtez ce comportement individualiste… Merci en tout cas au maire de nous proposer un nouvel espace ».
Deux zones identifiées
Contactée, la municipalité précise les contours du projet expérimental. Deux zones dédiées aux animaux devraient en effet voir le jour, l’une au Boucanet, l’autre à l’Espiguette, les deux s’étalant sur des milliers de m2. Les animaux pourront, si tout se passe comme prévu, patauger dans l’eau au début de cet été 2026. « Ce projet nécessite de nombreuses autorisations car il est situé sur le domaine public maritime. On touche ici à l’écologie, la réserve environnementale, les espèces protégées… », liste le directeur de cabinet. Une attention en faveur du bien-être animal qui nécessitera des « coûts humains et financiers », ne serait-ce que pour le nettoyage ou la signalisation en bonne et due forme à mettre en place.


