« Les agents de l’EID ont mis en évidence la présence de larves sur près de 6 000 hectares entre janvier et février 2026, contre 2 900 hectares sur la même période de la saison 2025 », c’est le constat alarmant dressé par l’EID Méditerranée. Un épisode « exceptionnel », du « jamais vu » selon les experts.
Cet épisode survient notamment en raison d’épisodes de pluies exceptionnels depuis la mi-décembre où les « cumuls de pluie mesurés en plusieurs points de la zone d’action en 2 mois sont équivalents voire supérieurs à la pluviométrie annuelle d’une année sèche », détaille l’EID. Ces épisodes se sont également accompagnés d’épisodes de submersion entraînant la persistance de niveaux d’eau élevés sur les zones humides littorales. Toutes ces conditions réunies ont été favorables à des « des éclosions généralisées d’Aedes detritus, espèce de moustique hivernale caractéristique des zones temporairement inondées« , explique l’EID. Cette situation hydrologique exceptionnelle a posé de nombreux problèmes aux équipes de l’EID tant sur l’engagement terrestre qu’aérien.
A cela, s’ajoute les températures exceptionnellement douces du mois de février qui sont propices au développement et à l’activité précoce des Aedes detritus. L’EID prévoit que la présence de ces générations hivernales de moustiques « se concentre principalement au cours du mois de mars. » Une période qui demeure moins favorable au ressenti des moustiques adultes en raison des températures assez froides, des giboulées ou encore des vents de terre.
Enfin, l’EID tient à rassurer en affirmant que cette « situation hivernale exceptionnelle ne saurait en rien préfigurer la suite de l’année (printemps et été) en matière de risque de nuisance liées aux moustiques communs issus des zones humides. »


