Carole Delga est définitivement innocentée dans l’affaire qui l’opposait depuis dix ans à Julien Sanchez (RN). Les faits remontent à 2016, lorsque Julien Sanchez, alors maire de Beaucaire, a reproché à Carole Delga de ne pas avoir signé un contrat de ville, validé par les élus gardois, et de ne pas avoir choisi Beaucaire comme commune d’accueil du futur lycée général construit par la Région.
« Pendant dix ans, j’ai dû me battre »
La présidente de Région, mise en cause pour « discrimination fondée sur des opinions politiques » et « entrave à l’exercice d’une activité économique », avait été condamnée en 2019 par la cour d’appel de Nîmes à 1 000 euros d’amende, 5 000 euros de dommages et intérêts et 2 000 euros au titre du remboursement des frais de justice.
Après un pourvoi en cassation rejeté, Carole Delga a saisi en juillet 2024 la Cour européenne des droits de l’Homme, qui lui a donné gain de cause. C’est finalement une décision de la Cour de révision et de réexamen de la Cour de cassation, en date du 26 mars 2026, qui lave totalement Carole Delga de tout soupçon et annule la décision rendue en 2019 par la cour d’appel de Nîmes. «Pendant dix ans, j’ai dû me battre pour faire reconnaître qu’aucune infraction n’avait été commise, contrairement à ce que racontaient Julien Sanchez, Louis Aliot et d’autres sur les plateaux TV», atteste Carole Delga dans un communiqué.
« Une réparation importante »
«C’est une réparation importante. Elle vient laver ce que le Rassemblement National cherche régulièrement à faire : me salir et entacher mon engagement», s’est réjouie Carole Delga. La présidente de Région rappelle également que ce n’est pas la première fois que le Rassemblement National mène des actions en justice à son encontre : «Depuis mon élection en 2016, faute de projet, le RN a multiplié les procédures (9 au total) à mon encontre, sans jamais obtenir gain de cause. Voilà son vrai visage.»


